Conseil Permanent du 27 octobre 2016

Intervention de Mme Roger-Lacan, ambassadrice, représentante permanente de la France auprès de l’OSCE

Monsieur le Président,

Ma délégation s’est alignée sur la déclaration prononcée par l’Union européenne mais je souhaiterais faire quelques remarques à titre national.

Je tiens tout d’abord à saluer l’engagement du CICR depuis le début de la crise en Ukraine : distribution de vivres et d’articles d’hygiène, approvisionnement de 13 hôpitaux et postes de santé des régions de Donetsk et Lougansk en fournitures médicales, signalisation des zones abritant des mines et des munitions non explosées. Cet engagement a contribué à soulager les populations civiles touchées par ce conflit, qui a fait plus de 9000 morts, plus de 22 000 blessés et près de deux millions de déplacés.

Le CICR joue également un rôle essentiel pour les familles sans nouvelles de leurs proches et pour les personnes qui ont fui le conflit. Ce travail devrait être facilité des deux côtés de la ligne de contact.

Nous saluons également le rôle joué par le CICR dans les échanges de prisonniers, comme cela a été le cas en septembre dernier, pour la cinquième fois en 2016. Nous espérons que ces efforts se poursuivront et seront renforcés ainsi que nous l’avons évoqué le 19 octobre en format Normandie à Berlin.

La situation humanitaire reste cependant très difficile. De nombreuses infrastructures ont été détruites par les combats, l’approvisionnement en eau et en électricité est incertain dans de nombreux villages. A l’approche de l’hiver, comme cela a été rappelé lors du sommet en format Normandie le 19 octobre à Berlin, nous appelons les parties à faciliter l’accès des organisations humanitaires et notamment le CICR, aux régions non-contrôlées par le gouvernement, dans l’intérêt des populations civiles.

La présence de mines et munitions non explosées demeure l’une des principales causes de mortalité pour les civils dans ce conflit. Nous saluons les activités entreprises dans ce domaine par le CICR et nous appelons les parties à délimiter les zones minées et à déminer le plus rapidement possible, comme elles s’y sont plusieurs fois engagées.

Monsieur le Président,

Nous souhaiterions saisir cette occasion pour saluer le travail du CICR sur les disparus du conflit dans le conflit du Haut-Karabagh. Nous encourageons les parties concernées à poursuivre l’échange de données sur les disparus du conflit sous les auspices du CICR, conformément aux engagements pris au Sommet de Paris d’octobre 2014 et confirmés lors de la réunion de Vienne en mai 2016.

Je vous remercie d’annexer cette déclaration au journal de séance.

Dernière modification : 27/10/2016

Haut de page