DÉCLARATION DE MONTREUX

XIIIe Conférence des Chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage
Montreux (Suisse), 23-24 octobre 2010

1. Nous, Chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, réunis
les 23 et 24 octobre 2010 à Montreux, en Suisse, à l’occasion du XIIIe Sommet de la
Francophonie, coïncidant avec le 40e anniversaire de la création de la Francophonie
institutionnelle, avons décidé de consacrer ce XIIIe Sommet aux :
Défis et visions d’avenir pour la Francophonie
2. Nous affirmons que la langue française constitue le creuset originel de la coopération
et de la solidarité entre nos États et gouvernements et entre nos peuples, présents sur
les cinq continents. Sa promotion est au coeur des missions de la Francophonie.
3. Nous réitérons notre volonté de promouvoir la diversité culturelle et le multilinguisme.
4. Nous réaffirmons, en cette année du 10e anniversaire de la Déclaration de Bamako,
que la construction de la paix, la démocratie, l’État de droit, le respect et la promotion
des droits de l’Homme et l’égalité entre les hommes et les femmes constituent la clef
de voûte des valeurs communes de la Francophonie.
5. Nous tenons à renforcer les solidarités et les concertations francophones, y compris
dans le cadre des enceintes multilatérales, pour relever les défis majeurs auxquels nous
sommes confrontés.
I. La Francophonie acteur des relations internationales
et sa place dans la gouvernance mondiale
6. Nous décidons de consolider la place et la visibilité de la Francophonie dans la gouvernance
mondiale, conscients de sa valeur ajoutée comme acteur des relations internationales. Nous
nous accordons sur l’importance d’un système multilatéral équilibré, efficace et représentatif
du monde d’aujourd’hui, fondé sur une Organisation des Nations Unies (ONU) à la fois forte
et rénovée. À cet effet, nous affirmons notre engagement à dynamiser la concertation
francophone dans les enceintes internationales et à y participer de manière active, en
particulier sur les questions de gouvernance politique et économique au sein de l’ONU, en
nous appuyant sur des consultations menées avec la société civile. Nous appelons à une
réforme urgente du Conseil de sécurité des Nations Unies.
7. Nous nous engageons à conforter la solidarité économique francophone. Nous exprimons
notre solidarité avec les pays les plus affectés par la crise économique et nous nous
mobilisons pour favoriser l’émergence d’une gouvernance mondiale équitable, prenant en
compte la situation des États les plus vulnérables. Nous appelons à une réforme de la
gouvernance économique mondiale par le renforcement de la coopération et de la
complémentarité entre l’ONU, coeur de la gouvernance mondiale, et les enceintes
économiques, dont le G20. Nous les invitons à se mobiliser en 2011 sur les mesures à
prendre dans les domaines vitaux pour les pays de l’espace francophone : la sécurité
alimentaire, les réformes de la régulation financière et du système monétaire international,
et la promotion d’une croissance économique mondiale forte, soutenue, durable et inclusive.
8. Nous tenons à saluer la visite conjointe des Secrétaires généraux de la Francophonie
et du Commonwealth préalablement à la tenue du G8 et du G20 à Muskoka et Toronto,
au Canada, du 25 au 27 juin 2010, qui leur a permis de présenter les perspectives des
deux organisations sur les enjeux figurant à l’ordre du jour de ces réunions. Nous
encourageons la poursuite de cette initiative.
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9. Nous réaffirmons notre engagement commun à lutter aux niveaux national, régional et
international contre les graves menaces transversales que sont le terrorisme, la piraterie, la
criminalité organisée, le trafic de drogue et de personnes ainsi que la corruption, qui
compromettent la paix et la stabilité. Nous prenons des engagements dans les résolutions
afférentes adoptées par ce Sommet. Nous appelons au respect et à l’application des
diverses conventions de lutte contre ces menaces, adoptées dans le cadre des Nations Unies.
10. Nous reconnaissons que le développement, la paix et la sécurité, et les droits de l’Homme
sont inséparables et se renforcent mutuellement. La violence armée mine la paix et la
sécurité et exerce un effet négatif sur le développement humain, social, politique et
économique. Par conséquent, nous nous engageons à combattre, par les moyens
diplomatiques et juridiques appropriés, la violence armée, qui porte atteinte à la
sécurité, aux principes et valeurs découlant du plein respect des droits de l’Homme, et
qui entrave la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
11. Nous réaffirmons que la Déclaration de Bamako et celle de Saint Boniface constituent
les instruments de référence de la Francophonie au service de la paix, de la démocratie,
de la consolidation de l’État de droit, du respect des droits de l’Homme, de la prévention
des conflits et de la sécurité humaine. Nous nous engageons à renforcer, dans le cadre
de la Résolution adoptée par ce Sommet, leurs modalités de mise en oeuvre et de suivi
dans tout l’espace francophone.
12. Nous estimons nécessaire à cet égard de partager les pratiques utiles prévalant dans
chacun de nos pays en vue d’une vie politique apaisée, reposant notamment sur la
coexistence harmonieuse de toutes les composantes de nos sociétés. Nous demandons à
l’OIF, en liaison avec l’APF et les opérateurs, de nous accompagner dans ce dialogue.
13. Nous réaffirmons le rôle privilégié de la Francophonie pour contribuer au règlement des
crises et des conflits dans l’espace francophone. Nous déplorons les situations qui perdurent
dans certains de nos pays et soulignons notre détermination à accompagner ceux-ci dans
les phases de sortie de crise, de transition et de consolidation de la paix, dans le cadre
de la Résolution adoptée par ce Sommet.
14. Nous reconnaissons le rôle des entités fédérées, des régions et des collectivités
territoriales dans la mise en oeuvre des engagements internationaux touchant leurs
secteurs de compétences.
15. Nous saluons la création de l’Agence ONU-Femmes et encourageons l’OIF à travailler
en synergie avec elle. Persuadés que le rôle des femmes dans nos sociétés est fondamental
et au nom du principe d’égalité, nous réaffirmons notre volonté de renforcer leur participation
à la prise de décision. Pour prévenir et combattre les actes de violence ou de discrimination,
nous prendrons toutes les mesures déclinées dans la Déclaration francophone sur les
violences faites aux femmes.
16. Nous nous félicitons de l’impulsion nouvelle donnée à la participation de pays francophones
aux opérations de maintien de la paix (OMP) depuis le Sommet de Québec de 2008,
notamment dans le cadre de l’ONU. Nous encourageons la poursuite du travail réalisé
par les États membres, en partage de responsabilité avec le Secrétariat général de l’ONU,
pour accroître l’offre de contingents francophones civils et militaires et pour prendre des
mesures concrètes en vue de renforcer leurs capacités et faciliter l’accession des
francophones à des postes de commandement aux OMP. Il appartient à l’ONU de veiller
pour sa part au respect du multilinguisme dans les opérations de maintien de la paix.
XIIIe Sommet de la Francophonie Déclaration de Montreux
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17 Nous réaffirmons notre soutien aux efforts en vue de parvenir à une paix juste, durable et
globale au Moyen-Orient, permettant notamment l’existence de deux États, Israël et la
Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, à l’intérieur de frontières
internationalement reconnues. Elle devra être fondée sur les résolutions pertinentes des
Nations Unies, particulièrement les résolutions 242, 338, 1397 et 1515 du Conseil de
sécurité, les termes de référence de la Conférence de Madrid, la feuille de route du Quartet
et l’Initiative de Paix Arabe telle qu’adoptée au Sommet de Beyrouth. Nous soutenons les
appels visant à créer au Moyen-Orient une zone exempte d’armes de destruction massive,
notamment des armes nucléaires. Nous nous félicitons en ce sens de l’adoption par la
8e Conférence d’examen du traité de non prolifération nucléaire de mai 2010 d’« étapes
pratiques » en vue de mettre en oeuvre une telle zone au Moyen-Orient.
18. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple haïtien à la suite du terrible tremblement de
terre qui a dévasté le pays en janvier 2010 et nous nous engageons à redoubler d’efforts
pour la reconstruction du pays. Nous réaffirmons notre volonté de soutenir la mise en oeuvre
du Plan d’action de la Francophonie pour la reconstruction d’Haïti et des engagements
de la Résolution concernant Haïti adoptée par ce Sommet.
II. La Francophonie et le développement durable :
les solidarités francophones face aux grands défis (notamment la sécurité alimentaire,
le changement climatique, la diversité biologique)
19. Nous réaffirmons notre volonté de poursuivre nos efforts afin d’atteindre les Objectifs
du Millénaire pour le Développement (OMD) d’ici à 2015 et notre détermination à mettre en
oeuvre les engagements que nous avons pris à cet égard lors du Sommet sur les OMD,
tenu à New York du 20 au 22 septembre 2010. Nous nous engageons à mettre la sécurité
alimentaire, la lutte contre le changement climatique et la protection de la diversité biologique
au centre de nos préoccupations.
20. Nous reconnaissons à cet effet le rôle indispensable des financements innovants qui
constituent des ressources complémentaires de l’aide publique et renforcent les mécanismes
existants, notamment en faveur de secteurs prioritaires pour les OMD.
21. Nous nous engageons à poursuivre les efforts visant à assurer la réalisation des OMD en
matière d’éducation, en donnant notamment à tous les enfants les moyens d’achever un
cycle complet d’études primaires. Nous nous engageons également à poursuivre les efforts
visant à éliminer les disparités entre les sexes à tous les niveaux de l’enseignement.
22. Nous réitérons notre volonté de réduire la mortalité infantile et d’améliorer la santé
maternelle. À cet égard, nous saluons la Stratégie mondiale pour la santé de la femme
et de l’enfant, dévoilée à New York le 22 septembre 2010. Nous saluons également la
reconstitution triennale du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le
paludisme. Ces initiatives permettront d’appuyer les efforts consentis par les pays pour
atteindre les OMD en matière de santé.
23. Nous nous engageons à renouveler nos efforts en matière de sécurité alimentaire et à
mettre en oeuvre de façon non discriminatoire le droit à une alimentation adéquate. Nous
exprimons la volonté de renforcer notre concertation au sein des principales instances
compétentes, avec l’appui de l’OIF et des opérateurs concernés, et de combattre la volatilité
des prix des matières premières. Nous réitérons notre engagement en faveur de la
coopération tripartite, adossée à une stratégie appropriée, dans le domaine de la sécurité
alimentaire, comme d’ailleurs dans celui de la santé.
24. Nous nous engageons à promouvoir de manière concertée la recherche dans les domaines
de l’agriculture, de l’alimentation et de la gestion de l’eau, qui soit respectueuse des principes
du développement durable.
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25. Nous reconnaissons la contribution essentielle des petits exploitants agricoles, et en
particulier celle des femmes, à la sécurité alimentaire dans le monde. Nous veillerons
aussi à ce que toutes les parties prenantes soient associées, sur les plans national,
régional et international, à la réflexion sur ces thèmes. Nous nous engageons à renforcer
notre soutien aux capacités des petits producteurs, notamment en vue de s’adapter au
changement climatique et d’en atténuer les effets.
26. Nous estimons que les négociations actuelles sur le climat doivent mener à des décisions
concrètes fin 2010 à Cancún, car il s’agira d’une étape déterminante vers l’adoption d’un
accord global juridiquement contraignant. Nous nous engageons à rechercher à Cancún
des positions concertées et demandons à l’Institut de l’énergie et de l’environnement de
la Francophonie (IEPF) de poursuivre ses activités de soutien lors de ces négociations.
Nous réaffirmons notre volonté de mettre en oeuvre les engagements qui figurent dans
l’Accord de Copenhague, y compris les dispositifs de financement précoce et de long terme,
et de garantir la mise en oeuvre intégrale, effective et continue de la Convention cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques.
27. Nous encourageons les initiatives visant à accroître de manière significative les capacités
d’accès des pays francophones du Sud et à faciliter la diffusion de l’instrument « Mécanisme
pour un développement propre » (MDP) et, par conséquent, les financements drainés
par ce mécanisme. Nous soutenons le renforcement des moyens en faveur des Plans
d’action nationaux d’adaptation (PANA) et d’une meilleure coordination des efforts
d’adaptation, y compris une allocation plus équitable des moyens disponibles dans les
différents fonds pour les pays les plus vulnérables.
28. Nous sommes convaincus que la lutte contre la désertification constitue une des réponses
aux effets du changement climatique. C’est pourquoi nous décidons d’accompagner
l’initiative africaine de la Grande Muraille verte.
29. Nous apportons notre soutien aux efforts de sauvetage du lac Tchad entrepris par le
Gouvernement tchadien et appelons à cet effet à une plus grande solidarité de la
communauté internationale.
30. Nous réaffirmons notre engagement à soutenir les partenariats régionaux et internationaux
visant à assurer une gestion responsable et durable des forêts afin de lutter contre le
changement climatique par la réduction des émissions de gaz à effet de serre, domaines
dans lesquels les forêts représentent le poumon écologique mondial.
31. Nous nous félicitons de la tenue de la première Réunion des ministres responsables de
l’énergie de la Francophonie, dans le cadre du Congrès mondial de l’énergie, à Montréal, le
13 septembre 2010. Cette rencontre a permis à la Francophonie de se mobiliser et
d’apporter sa contribution face aux enjeux liés à l’énergie.
32. En cette Année internationale pour la biodiversité et alors que se tient à Nagoya la
10e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, nous nous engageons
à mettre en oeuvre cet instrument et les autres instruments relatifs à la conservation et
l’utilisation durable de la biodiversité, afin de sauvegarder la biodiversité déjà fortement
dégradée de notre planète. En publiant aujourd’hui l’atlas de la biodiversité au sein de
la Francophonie, nous nous donnons un outil qui propose des pistes pour une gestion
durable de notre diversité biologique.
33. Nous nous engageons à rechercher des positions concertées en vue du Sommet sur le
développement durable de Rio en 2012.
34. Nous soulignons le rôle capital de l’eau pour le développement durable. Dans ce contexte,
nous saluons l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU, le 28 juillet 2010, de la
résolution portant sur le droit et l’accès à l’eau potable, et à des services d’assainissement, et
nous nous engageons pour que cela devienne une réalité pour tous.
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35. Nous réaffirmons notre engagement à appuyer les efforts pour réduire la vulnérabilité
des Petits États Insulaires en Développement (PEID), dans le cadre de la mise en oeuvre de
la Stratégie de Maurice, ainsi que celle des autres régions côtières.
36. Nous affirmons l’importance de la contribution de la culture au développement social et
économique de nos pays. Dans ce contexte, nous réitérons notre appel à la ratification
universelle et à la mise en oeuvre de la Convention sur la protection et la promotion de
la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO. Nous demandons à l’OIF et aux
opérateurs de renforcer l’accompagnement des pays francophones du Sud qui s’engagent
dans le développement de leurs politiques nationales en matière de culture et qui travaillent
à l’émergence d’industries culturelles sur leur territoire.
III. La langue française et l’éducation dans un monde globalisé :
les défis de la diversité et de l’innovation
37. Nous demandons à l’OIF et aux opérateurs de se donner une politique de promotion du
français qui intègre et mette en synergie les actions de l’OIF, des opérateurs et de leurs
réseaux, en vue de son adoption lors du XIVe Sommet de la Francophonie. À cet égard,
l’OIF organisera, en collaboration avec le gouvernement du Québec, un Forum mondial
de la langue française au printemps 2012.
38. Nous nous engageons à promouvoir l’emploi du français dans les organisations
internationales et régionales. Nous réaffirmons notre attachement au Vade-mecum relatif
à l’usage de la langue française adopté à Bucarest et encourageons les pays dont le français
n’est ni la langue officielle ni la langue d’enseignement à lui accorder un statut privilégié
dans les programmes d’étude des langues étrangères.
39. Nous encourageons la multiplication des groupes des ambassadeurs francophones,
tout en les appelant à coopérer avec les institutions et acteurs partageant les objectifs
de la Francophonie.
40. Nous entendons valoriser le français en tant que langue technique, scientifique, juridique,
économique et financière. Dans cet esprit, nous demandons à l’OIF et aux opérateurs
concernés d’encourager les réseaux professionnels ou universitaires qui emploient et
diffusent le français dans leurs domaines de compétence.
41. Nous veillerons à la visibilité du français et au respect de son usage lors des Jeux
olympiques et paralympiques de 2012 à Londres, avec le concours du Grand Témoin
de la Francophonie.
42. Nous saluons la signature des premiers pactes linguistiques lors de ce Sommet et
encourageons la multiplication de ces plans d’action, qui favorisent la promotion du français.
43. Nous reconnaissons que l’accès à une « Éducation Pour Tous » (EPT) de qualité, ainsi qu’à
la formation et à l’enseignement professionnel, est une condition essentielle au
développement durable des sociétés. Nous nous engageons à promouvoir l’EPT en
synergie avec les partenaires au développement et la société civile. Nous réaffirmons la
responsabilité principale des autorités publiques pour la formulation et la mise en oeuvre
des politiques d’éducation et de formation, dans le respect des langues nationales.
44. Nous réitérons notre soutien aux actions francophones dans le domaine de l’éducation,
telle l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (IFADEM), dont
les effets multiplicateurs sont avérés pour nos populations, et demandons à l’OIF et à
I’AUF de poursuivre son déploiement, en priorité en Haïti.
45. Nous réaffirmons notre attachement à la chaîne multilatérale francophone TV5, à son rôle
essentiel pour l’apprentissage et le rayonnement international du français. À cet effet, nous
entendons faciliter la diffusion et l’accessibilité de TV5, vecteur de la diversité culturelle.
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46. Nous réaffirmons notre volonté de faciliter pour les pays francophones du Sud l’appropriation
des technologies de l’information et de la communication (TIC) afin de les aider à mieux
intégrer l’économie numérique mondiale. Nous demandons à l’OIF et aux opérateurs de
mener une réflexion sur une nouvelle stratégie en matière de TIC et sur leur contribution
possible à un cyberespace libre et accessible, riche de contenus francophones. Nous
soulignons la nécessité d’un dialogue avec toutes les parties concernées, dans le cadre de
l’expansion de la Toile, qui prenne en compte l’ensemble des intérêts et qui respecte les
droits et libertés de chacun. Nous demandons à l’OIF de contribuer à la réalisation des
objectifs du Forum sur la gouvernance d’Internet.
47. Nous entendons favoriser la coopération entre nos pays en matière de recherche,
d’innovation, de formation et d’utilisation des techniques d’information et de communication
modernes. La diversité propre à la Francophonie constitue un atout à valoriser en mettant
en réseau les acteurs de l’innovation. À ce titre, nous encourageons les échanges de
professeurs et d’étudiants et les synergies dans le domaine de la recherche scientifique et
technologique entre pays francophones, et saluons la constitution d’un « Réseau
d’excellence des sciences de l’ingénieur de la Francophonie » (RESCIF). À cet égard,
nous appelons ses membres à nouer un partenariat avec l’AUF.
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Nous saluons le rôle central du Secrétaire général de la Francophonie et son action politique,
personnification de l’engagement et de la solidarité francophones au plan international.
Nous évaluerons ensemble, lors du XIVe Sommet, les engagements pris au titre de
cette Déclaration.
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L’avenir du monde francophone est entre les mains de notre jeunesse. Animés du désir
de lui confier un héritage d’espoir fondé sur les valeurs qui nous unissent, nous l’aiderons
avec force à réaliser cette ambition.
Notre jeunesse enrichira le développement démocratique de nos pays en nourrissant le
respect de l’autre et de l’humanité dans sa diversité.
Tel est l’exaltant dessein que nous souhaitons lui léguer en cette Année internationale
de la jeunesse.

Dernière modification : 05/11/2010

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