Déclaration du porte parole sur l’Ukraine, lundi 15 février 2016

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

7 - Ukraine

Q - Comment évaluez-vous l’exécution de l’accord de Minsk-2 sur terrain aujourd’hui ?

R - Le paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk, conclu le 12 février 2015, a permis une baisse d’intensité des combats. Les pertes militaires comme civiles sont bien inférieures depuis cette date selon l’ONU.

Nous sommes toutefois préoccupés par la poursuite des combats, qui entrave la prise en compte des besoins humanitaires et entretient la défiance. Nous saluons l’avancée des opérations de déminage, qui doivent se poursuivre dans l’ensemble des zones identifiées par l’OSCE. Nous appelons les parties à mettre en œuvre l’ensemble des engagements qu’elles ont pris à Minsk, dont les premiers sont le respect du cessez-le-feu, le retrait des armes lourdes et la garantie d’un plein accès aux observateurs de la mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine à l’ensemble de la zone, conformément à son mandat.

Nous saluons l’engagement des observateurs de cette mission et condamnons les atteintes à leur sécurité commises par les combattants séparatistes.

Q - Les autorités de la Fédération de Russie ont procédé jeudi à des dizaines d’arrestations et des perquisitions chez les Tatars de Crimée dans la péninsule occupée. Quelle est la position de la France à ce sujet ?

R - Nous vous rappelons que la France, à l’instar de l’Union européenne et de l’ensemble de la communauté internationale, ne reconnait pas l’annexion illégale de la Crimée.

Nous sommes préoccupés par la situation des droits de l’Homme en Crimée, notamment par la situation des Tatars. Nous appelons au respect notamment de toutes les normes internationales relatives aux droits de l’Homme sur ce territoire.

Dernière modification : 15/02/2016

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