Dialogue structuré : Intervention de la France

Réunion de révision annuelle sur la sécurité, Vienne, le 27 juin 2018.

Intervention de M. Alexandre Vulic, Représentant permanent adjoint de la France auprès de l’OSCE.

Monsieur le Président,

Permettez-moi, en complément de la déclaration de l’Union européenne, de faire à titre national quelques remarques additionnelles.

La France remercie la présidence italienne d’avoir inclus une session sur le Dialogue Structuré dans le programme de notre conférence annuelle. Nous remercions également la présidence belge du groupe de travail informel pour l’excellente préparation de nos réunions et la qualité des documents fournis à leur issue.

Les réunions du groupe de travail et l’atelier de cartographie ont permis des discussions sincères et constructives, démontrant ainsi la pertinence du processus du dialogue structuré que nous souhaitons voir se poursuivre.

1 - Tout d’abord, permettez-moi quelques remarques générales.

Nous ne cessons de le répéter : le continent européen est aujourd’hui confronté à une situation particulièrement instable. Si les menaces pour la sécurité sont diverses, l’essentiel de notre travail dans le cadre du dialogue structuré doit se concentrer sur les tensions de nature politico-militaire. Notre réflexion doit précisément porter sur les mécanismes à même de les limiter. Nous remercions donc l’Ambassadeur Huynen pour avoir consacré la première session de notre réunion du 16 avril au sujet fondamental de la réduction des risques.

Nous sommes évidemment conscients de la diversité des préoccupations autour de la table, et faisons entièrement confiance à la présidence belge pour proposer un programme de travail équilibré pour la suite de l’année. Je souhaiterais toutefois rappeler que d’autres fora travaillent déjà sur le sujet des menaces transnationales, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’OSCE. Il est donc primordial de pas dupliquer inutilement ni concurrencer ces formats, et de se concentrer sur le mandat adopté à Hambourg, afin d’avancer collectivement et de manière efficace.

2 – Dans cette perspective, l’atelier de cartographie engagé depuis plusieurs mois revêt une importance particulière.

La réunion des experts militaires qui a eu lieu au mois de mai s’est révélée très positive et pourra s’avérer utile pour l’ensemble du processus à venir. En reprenant les paramètres définis lors du premier atelier de cartographie, nous avons pu échanger nos observations sur les données techniques relatives aux forces armées et aux entraînements militaires. Cet exercice peut permettre d’identifier des bases factuelles et objectives pour une meilleure compréhension mutuelle. Nous considérons qu’il s’agit d’une mesure de confiance en soi : nous soutenons donc pleinement ce processus et voyons un mérite à poursuivre nos discussions dans ce format.

3 - Enfin, permettez-moi de revenir sur l’intervention de M. David Winkler.

Les incidents militaires, en particulier aériens et maritimes, constituent un facteur d’instabilité majeur en Europe. La France considère qu’il s’agit d’un sujet pertinent à aborder dans le cadre du prochain atelier de cartographie à l’automne.

Nous le savons, les mécanismes de réduction des risques ont un rôle vital à jouer afin d’éviter des incompréhensions aux conséquences funestes. A cet égard, je tiens à souligner l’importance des contacts entre militaires. Accroître la transparence en revenant aux canaux de communication abandonnés ou mal utilisés, représente selon la France la meilleure voie à suivre collectivement pour les Etats participants de l’OSCE.

Je vous remercie pour votre attention.

Dernière modification : 28/06/2018

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