Lutte contre le trafic d’êtres humains et l’esclavage moderne (28 juin 2019)

Intervention de la France lors de la réunion du groupe de contact asiatique sur la lutte contre le trafic d’êtres humains et l’esclavage moderne :

Dans un premier temps, nous souhaitons remercier chaleureusement la présidence italienne du Groupe de Contact Asiatique et le partenaire australien pour sa proposition du thème « Lutte contre le trafic d’êtres humains et l’esclavage moderne » pour la session de ce jour du groupe de contact asiatique. Nous remercions également l’ambassadeur Azzoni et le secrétaire général Greminger pour leurs remarques introductives et les trois intervenants pour leurs présentations.

En tant que pays de transit et de destination, la France fait de la lutte contre la traite des êtres humains une priorité. La Mission interministérielle de protection des femmes contre les violences et de lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF), chargée de la coordination nationale en matière de traite, a récemment élaboré les lignes directrices de son second plan d’action qui établit six axes prioritaires : la prévention du phénomène ; une meilleure identification des victimes ; la protection et l’accompagnement des victimes ; l’amélioration de la réponse pénale ; la coordination des acteurs et le renforcement de la coopération européenne et internationale.

Depuis 2007, nous menons une politique de lutte contre la traite des êtres humains ciblée en Europe du Sud-Est, incarnée par la chargée de mission « traite des êtres humains et criminalité connexe » à la représentation permanente de la France auprès des Nations-Unies et des organisations internationales à Vienne.

Nous soutenons les actions développées par le Bureau du Représentant Spécial pour la lutte contre la traite des êtres humains de l’OSCE et participons activement à ses travaux, notamment dans le cadre des programmes de formations in situ. Ce modèle sera transposé en France du 1er au 5 juillet, en collaboration avec l’OSCE, dans le but de former les praticiens à la lutte contre la traite. La formation réunira magistrats, policiers, gendarmes, avocats, journalistes, travailleurs sociaux, agents de l Etat et des collectivités locales.

De manière générale, et sur la base de ces programmes et formations, nous appelons les Etats participants à l’OSCE et leurs partenaires asiatiques et méditerranéens à s’engager dans la lutte contre l’impunité des commanditaires des trafics, notamment d’êtres humains. Trois axes de travail s’imposent à l’OSCE dans ce contexte : l’introduction en droit interne de toutes les dispositions de la Convention de Palerme du 15 novembre 2000 sur la lutte contre la criminalité transnationale, le renforcement de la coopération policière et judiciaire entre les Etats participants à l’OSCE et leurs partenaires aux fins d’arrestation et de jugement des commanditaires des trafics, et la formation de l’ensemble des parties concernées.

Car les trafics rapportent 6 milliards d’euros par an à leurs commanditaires. Autant d’argent qui est gagné au détriment de la stabilité des Etats et du bien-être de leurs populations et des migrants.

Dernière modification : 03/07/2019

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