OSCE et lutte contre le terrorisme : discussions sur le thème des combattants étrangers

Le 7 avril, la réunion du comité de sécurité, qui sert de cadre à l’OSCE pour les discussions liées à la lutte contre les menaces transnationales, a abordé la lutte contre le terrorisme sous l’angle du phénomène des combattants étrangers. La présidence britannique avait invité plusieurs experts, dont un représentant du ministère français de la justice.

Les échanges ont confirmé qu’il s’agissait d’un phénomène très préoccupant ; le nombre d’individus concernés est estimé à quelques milliers d’individus qui se rendent dans des zones de conflits ou de très grande instabilité. Sur place, les intéressés poursuivent un processus de radicalisation, souvent débuté ailleurs ; ils ont surtout l’occasion de s’aguerrir et de s’entraîner au maniement des armes à feux et explosifs, ce qui les rend particulièrement dangereux lorsqu’ils reviennent vers leur base de départ, où ils sont alors potentiellement en mesure de commettre un acte terroriste.

Les combattants étrangers sont surtout des hommes, souvent âgés de moins de trente ans (avec des cas avérés de mineurs également) et le processus de radicalisation s’opère notamment, mais pas uniquement, via les réseaux sociaux, au premier rang desquels l’internet.

Les pouvoirs publics répondent au phénomène de plusieurs manières et simultanément, en combinant des mesures de prévention avec l’action des services spécialisés et de la justice. Les experts ont insisté sur l’importance de préserver l’équilibre entre efficacité de la lutte contre le terrorisme et respect des droits fondamentaux des personnes. Ils ont aussi indiqué que l’accroissement du partenariat public-privé (secteur du transport par exemple) était un moyen à privilégier.

Enfin, ils ont rappelé que la coopération internationale était une des clés pour combattre le terrorisme. Cette réalité s’imposait d’un point de vue opérationnel entre les Etats ; elle devait aussi se prolonger dans les enceintes internationales, dont l’OSCE, propices notamment au partage de bonnes pratiques.

C’est notamment dans ce cadre que l’OSCE a récemment lancé une publication destinée à favoriser la lutte contre la radicalisation en privilégiant une approche basée sur les relations entre police et population. Ce guide est téléchargeable sur le site de l’OSCE ou en suivant le lien suivant

http://www.osce.org/atu/111438?download=true

Dernière modification : 10/04/2014

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