Traite des êtres humains - simulation à Vicence (5-9 juin)

L’OSCE organise pour la seconde fois, du 5 au 9 juin, à Vicence, au Center of Excellence for stability police units (Coespu) une formation inédite de praticiens ayant à connaitre de cas de traite des êtres humains le long de la route migratoire.

Pendant 5 jours, 71 participants en provenance de 38 pays, sont chargés de la gestion de deux dossiers de trafic de personnes, allant de l’identification des victimes, à la mise en œuvre de mesure d’enquête, en passant par l’arrestation des auteurs et la protection des victimes. Toute la chaîne judiciaire et civile est représentée, en incluant la couverture médiatique de cet évènement imaginaire par des journalistes.
Une logistique extraordinaire est mise à disposition des organisateurs et des participants par le centre du Coespu : salle de coordination des opérations, mise à disposition de véhicules, aménagement de bâtiments pour l’exercice, création d’un réseau intranet dédié, acteurs incarnant auteurs et victimes. L’exercice est coordonné par le bureau de la représentante spéciale pour la lutte contre la traite des êtres humains de l’OSCE, Madina Jarbussinova.

Deux scenarios sont suivis simultanément par les participants. Le premier dossier a trait à un réseau de prostitution, impliquant des victimes en provenance d’un pays imaginaire (poorland) exploitées dans le pays de Dreamland. Le second dossier traite de travail forcé dans une usine désaffectée. Les mesures d’enquêtes vont bon train, avec la mise en œuvre de techniques d’enquête spéciales (pose de balises, écoutes téléphoniques, tests ADN). Les associations ont une place importante dans l’exercice, les victimes étant prise en charge dans les foyers, défendues par des avocats et soutenues psychologiquement.

Les temps de pause sont également utilement mis à profit par les participants qui approfondissent leurs contacts avec leurs homologues étrangers, ce qui sans nul doute renforce la cooperation internationale future.

La France apporte son soutien à ce projet en participant à son financement et en ayant facilité la recherche de participants. Ainsi, 5 Français participent à cet exercice : un vice procureur du TGI de Paris, un major de police de la brigade de répression du proxénétisme de Paris, deux représentants d’associations : le bus des femmes et France terre d’asile, ainsi que la magistrate chargée de la lutte contre la traite des êtres humains en Europe du Sud Est, postée à Vienne.

Une troisième mise en situation sera organisée en septembre dans les mêmes conditions.

Cet exercice inédit, soutenu activement par la France, est assurément un outil novateur et très utile pour lutter de façon efficace contre les réseaux de traite des êtres humains en ce qu’il met en avant les forces et les faiblesses de la gestion de ces dossiers qui nécessitent une approche plus globale que d’autres types d’infractions.

Dernière modification : 09/06/2017

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